Centre Mondial du Cyclisme UCI : les stagiaires sur route se préparent pour l’été européen

avr. 26, 2018, 10:34

Au début de l’année, huit femmes et dix hommes de quinze pays différents sont arrivés dans le froid glacial de l’hiver suisse. Alors que les habitants se plaignaient des températures négatives, les athlètes stagiaires du Centre Mondial du Cyclisme (CMC), qui pour la plupart viennent d’endroits bien plus chauds, se sont mis au travail avec détermination.

S’il faisait trop froid ou que le terrain était trop glissant pour rouler en extérieur, les entraîneurs du CMC UCI trouvaient des solutions en intérieur. Le groupe des hommes, arrivé avant celui des femmes, a passé un mois en Espagne pour un entraînement intensif sur des routes sans neige ni verglas.

Les stagiaires, âgés de 18 à 25 ans, ont fait leurs preuves sur les premières courses de la saison et, avec l’aide de leurs entraîneurs, attendent les prochains objectifs majeurs de l’année avec impatience.

Femmes stagiaires : nombre d’entre elles en terrain connu

Le CMC UCI n’avait pas de secrets pour la moitié des femmes, qui retournaient en Suisse pour la deuxième – voire la troisième – année consécutive. Et plus fortes que jamais, selon Alejandro Gonzalez-Tablas, entraîneur au centre : « Quand elles sont reparties chez elles à la fin de l’année dernière, elles ont utilisé cette pause pour assimiler tout ce qu’elles avaient appris. »

« À leur retour en Suisse au début de l’année, elles étaient aussi bonnes, si ce n’est meilleures, en descente et dans le peloton que quand elles sont parties. »

Cette année, comme les jeunes athlètes ont gagné en confiance et fait des progrès constants, elles ont ciblé des courses de plus haut niveau que l’année dernière.

L’un des moments forts a été la Princess Maha Chackri Sirindhorn’s Cup Women’s Tour of Thailand (8-10 avril), un événement de catégorie 2.1 dans le calendrier international de l’UCI. L’équipe de 5 a accroché 3 podiums d’étape, y compris une troisième place dans le contre-la-montre par équipes et une victoire pour la sprinteuse Thi That Nguyen (Vietnam) dans la deuxième étape. Au classement général, les coureuses du CMC ont remporté la troisième place dans le classement par équipes, la deuxième dans le classement par points et la troisième dans le classement de la montagne avec Nguyen, ainsi que les deux premières places du classement de la meilleure coureuse d’Asie du Sud-est avec Nguyen et la Thaïlandaise Phetdarin Somrat.

« Il y a beaucoup de cohésion dans le groupe, explique leur entraîneur. Elles ont chacune un rôle ou un but précis lorsqu’elles débutent une course et elles fonctionnent très bien en équipe. »

Prochainement, elles prendront le départ de courses d’un jour comme la Trofee Maarten Wynants (1.1) en Belgique le 6 mai et le Grand Prix de Plumelec-Morbihan Dames (1.1) en France, trois semaines plus tard.

Stagiaires hommes : apprendre des plus expérimentés

Comme les femmes, le groupe des hommes a également ciblé des courses de plus haut niveau que les années précédentes. Leur entraîneur Jean-Jacques Henry fait remarquer qu’on peut apprendre de chaque course.

« C’est l’une des premières années où nous prenons part à des courses de ce niveau aussi tôt dans l’année, et ça les aide à progresser. »

Il cite en exemple Liège-Bastogne-Liège U23 le weekend dernier ; malgré quelques erreurs tactiques de la part de l’équipe au début de la course, l’athlète le mieux placé du CMC, Barnabás Peák (Hongrie) était en lice pour finir dans les 10 premiers à 7 km de l’arrivée. Il a  malheureusement perdu du temps à cause d’une chute et a terminé 37e. Leur entraîneur explique:

« Plus le niveau est élevé, plus chaque erreur, même infime, coûte cher. Nous essayons de les faire réfléchir pendant une course. Nous envisageons de nombreux scénarios différents avant la course, mais c’est à eux de reconnaître les situations et de réagir en conséquence ».

« Nous essayons de faire en sorte qu’ils se comprennent tous, ce qui n’est pas aisé à cause de la barrière de la langue. Mais ça commence à aller mieux. »

Les hommes ont eu de la réussite et sont montés sur le podium dans des courses plus proches de « chez eux », comme la victoire du Panaméen Franklin Archibold sur le Grand Prix Mobiliar de Suisse le 2 avril.

Les hommes ont un programme chargé sur les prochaines semaines, se rendant successivement au Tour de Bretagne en France (25 avril–1er mai), à la Vuelta Bidasoa en Espagne (9–12 mai), puis À travers les hauts de France (18–20 mai) et Paris-Roubaix U23 (27 mai). Le Tour de l’Avenir (17–26 août), dernier événement de la Coupe des Nations U23 UCI, sera l’objectif principal avant les Championnats du Monde Route UCI en septembre.

Frédéric Magné, Directeur du CMC UCI, a expliqué que le but des stages d’entraînement du centre était de faire découvrir aux stagiaires des courses de haut niveau.

« Ces athlètes font partie des meilleurs de leurs pays, et notre but est de leur faire passer un palier. Rouler dans un peloton de coureurs plus expérimentés les oblige à trouver les ressources physiques et mentales. Ils apprennent à lire une course, à penser intelligemment, et à garder leur énergie et leur puissance pour le moment opportun. C’est incroyable de les voir progresser. »

Les stagiaires sur route actuellement pensionnaires du Centre Mondial du Cyclisme UCI viennent de Trinité-et-Tobago, du Paraguay, d’Éthiopie, du Vietnam, de Colombie, du Kazakhstan, de Thaïlande, d’Argentine, du Portugal, du Panama, de Croatie, de Mongolie, de Serbie, de Pologne et de Hongrie.

Centre Mondial du Cyclisme UCI : les stagiaires sur route se préparent pour l’été européen

avr. 26, 2018, 10:34

Au début de l’année, huit femmes et dix hommes de quinze pays différents sont arrivés dans le froid glacial de l’hiver suisse. Alors que les habitants se plaignaient des températures négatives, les athlètes stagiaires du Centre Mondial du Cyclisme (CMC), qui pour la plupart viennent d’endroits bien plus chauds, se sont mis au travail avec détermination.

S’il faisait trop froid ou que le terrain était trop glissant pour rouler en extérieur, les entraîneurs du CMC UCI trouvaient des solutions en intérieur. Le groupe des hommes, arrivé avant celui des femmes, a passé un mois en Espagne pour un entraînement intensif sur des routes sans neige ni verglas.

Les stagiaires, âgés de 18 à 25 ans, ont fait leurs preuves sur les premières courses de la saison et, avec l’aide de leurs entraîneurs, attendent les prochains objectifs majeurs de l’année avec impatience.

Femmes stagiaires : nombre d’entre elles en terrain connu

Le CMC UCI n’avait pas de secrets pour la moitié des femmes, qui retournaient en Suisse pour la deuxième – voire la troisième – année consécutive. Et plus fortes que jamais, selon Alejandro Gonzalez-Tablas, entraîneur au centre : « Quand elles sont reparties chez elles à la fin de l’année dernière, elles ont utilisé cette pause pour assimiler tout ce qu’elles avaient appris. »

« À leur retour en Suisse au début de l’année, elles étaient aussi bonnes, si ce n’est meilleures, en descente et dans le peloton que quand elles sont parties. »

Cette année, comme les jeunes athlètes ont gagné en confiance et fait des progrès constants, elles ont ciblé des courses de plus haut niveau que l’année dernière.

L’un des moments forts a été la Princess Maha Chackri Sirindhorn’s Cup Women’s Tour of Thailand (8-10 avril), un événement de catégorie 2.1 dans le calendrier international de l’UCI. L’équipe de 5 a accroché 3 podiums d’étape, y compris une troisième place dans le contre-la-montre par équipes et une victoire pour la sprinteuse Thi That Nguyen (Vietnam) dans la deuxième étape. Au classement général, les coureuses du CMC ont remporté la troisième place dans le classement par équipes, la deuxième dans le classement par points et la troisième dans le classement de la montagne avec Nguyen, ainsi que les deux premières places du classement de la meilleure coureuse d’Asie du Sud-est avec Nguyen et la Thaïlandaise Phetdarin Somrat.

« Il y a beaucoup de cohésion dans le groupe, explique leur entraîneur. Elles ont chacune un rôle ou un but précis lorsqu’elles débutent une course et elles fonctionnent très bien en équipe. »

Prochainement, elles prendront le départ de courses d’un jour comme la Trofee Maarten Wynants (1.1) en Belgique le 6 mai et le Grand Prix de Plumelec-Morbihan Dames (1.1) en France, trois semaines plus tard.

Stagiaires hommes : apprendre des plus expérimentés

Comme les femmes, le groupe des hommes a également ciblé des courses de plus haut niveau que les années précédentes. Leur entraîneur Jean-Jacques Henry fait remarquer qu’on peut apprendre de chaque course.

« C’est l’une des premières années où nous prenons part à des courses de ce niveau aussi tôt dans l’année, et ça les aide à progresser. »

Il cite en exemple Liège-Bastogne-Liège U23 le weekend dernier ; malgré quelques erreurs tactiques de la part de l’équipe au début de la course, l’athlète le mieux placé du CMC, Barnabás Peák (Hongrie) était en lice pour finir dans les 10 premiers à 7 km de l’arrivée. Il a  malheureusement perdu du temps à cause d’une chute et a terminé 37e. Leur entraîneur explique:

« Plus le niveau est élevé, plus chaque erreur, même infime, coûte cher. Nous essayons de les faire réfléchir pendant une course. Nous envisageons de nombreux scénarios différents avant la course, mais c’est à eux de reconnaître les situations et de réagir en conséquence ».

« Nous essayons de faire en sorte qu’ils se comprennent tous, ce qui n’est pas aisé à cause de la barrière de la langue. Mais ça commence à aller mieux. »

Les hommes ont eu de la réussite et sont montés sur le podium dans des courses plus proches de « chez eux », comme la victoire du Panaméen Franklin Archibold sur le Grand Prix Mobiliar de Suisse le 2 avril.

Les hommes ont un programme chargé sur les prochaines semaines, se rendant successivement au Tour de Bretagne en France (25 avril–1er mai), à la Vuelta Bidasoa en Espagne (9–12 mai), puis À travers les hauts de France (18–20 mai) et Paris-Roubaix U23 (27 mai). Le Tour de l’Avenir (17–26 août), dernier événement de la Coupe des Nations U23 UCI, sera l’objectif principal avant les Championnats du Monde Route UCI en septembre.

Frédéric Magné, Directeur du CMC UCI, a expliqué que le but des stages d’entraînement du centre était de faire découvrir aux stagiaires des courses de haut niveau.

« Ces athlètes font partie des meilleurs de leurs pays, et notre but est de leur faire passer un palier. Rouler dans un peloton de coureurs plus expérimentés les oblige à trouver les ressources physiques et mentales. Ils apprennent à lire une course, à penser intelligemment, et à garder leur énergie et leur puissance pour le moment opportun. C’est incroyable de les voir progresser. »

Les stagiaires sur route actuellement pensionnaires du Centre Mondial du Cyclisme UCI viennent de Trinité-et-Tobago, du Paraguay, d’Éthiopie, du Vietnam, de Colombie, du Kazakhstan, de Thaïlande, d’Argentine, du Portugal, du Panama, de Croatie, de Mongolie, de Serbie, de Pologne et de Hongrie.

Stratégie de l'UCI

Durant la campagne électorale pour la Présidence de l’Union Cycliste Internationale (UCI), M. David Lappartient, élu Président de l’UCI au Congrès de Bergen (Norvège) au mois de septembre 2017, a exposé son programme dans un document intitulé « Notre passion ».

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Centre Mondial du Cyclisme UCI : les stagiaires sur route se préparent pour l’été européen

avr. 26, 2018, 10:34 by Importer Elca

Au début de l’année, huit femmes et dix hommes de quinze pays différents sont arrivés dans le froid glacial de l’hiver suisse. Alors que les habitants se plaignaient des températures négatives, les athlètes stagiaires du Centre Mondial du Cyclisme (CMC), qui pour la plupart viennent d’endroits bien plus chauds, se sont mis au travail avec détermination.

S’il faisait trop froid ou que le terrain était trop glissant pour rouler en extérieur, les entraîneurs du CMC UCI trouvaient des solutions en intérieur. Le groupe des hommes, arrivé avant celui des femmes, a passé un mois en Espagne pour un entraînement intensif sur des routes sans neige ni verglas.

Les stagiaires, âgés de 18 à 25 ans, ont fait leurs preuves sur les premières courses de la saison et, avec l’aide de leurs entraîneurs, attendent les prochains objectifs majeurs de l’année avec impatience.

Femmes stagiaires : nombre d’entre elles en terrain connu

Le CMC UCI n’avait pas de secrets pour la moitié des femmes, qui retournaient en Suisse pour la deuxième – voire la troisième – année consécutive. Et plus fortes que jamais, selon Alejandro Gonzalez-Tablas, entraîneur au centre : « Quand elles sont reparties chez elles à la fin de l’année dernière, elles ont utilisé cette pause pour assimiler tout ce qu’elles avaient appris. »

« À leur retour en Suisse au début de l’année, elles étaient aussi bonnes, si ce n’est meilleures, en descente et dans le peloton que quand elles sont parties. »

Cette année, comme les jeunes athlètes ont gagné en confiance et fait des progrès constants, elles ont ciblé des courses de plus haut niveau que l’année dernière.

L’un des moments forts a été la Princess Maha Chackri Sirindhorn’s Cup Women’s Tour of Thailand (8-10 avril), un événement de catégorie 2.1 dans le calendrier international de l’UCI. L’équipe de 5 a accroché 3 podiums d’étape, y compris une troisième place dans le contre-la-montre par équipes et une victoire pour la sprinteuse Thi That Nguyen (Vietnam) dans la deuxième étape. Au classement général, les coureuses du CMC ont remporté la troisième place dans le classement par équipes, la deuxième dans le classement par points et la troisième dans le classement de la montagne avec Nguyen, ainsi que les deux premières places du classement de la meilleure coureuse d’Asie du Sud-est avec Nguyen et la Thaïlandaise Phetdarin Somrat.

« Il y a beaucoup de cohésion dans le groupe, explique leur entraîneur. Elles ont chacune un rôle ou un but précis lorsqu’elles débutent une course et elles fonctionnent très bien en équipe. »

Prochainement, elles prendront le départ de courses d’un jour comme la Trofee Maarten Wynants (1.1) en Belgique le 6 mai et le Grand Prix de Plumelec-Morbihan Dames (1.1) en France, trois semaines plus tard.

Stagiaires hommes : apprendre des plus expérimentés

Comme les femmes, le groupe des hommes a également ciblé des courses de plus haut niveau que les années précédentes. Leur entraîneur Jean-Jacques Henry fait remarquer qu’on peut apprendre de chaque course.

« C’est l’une des premières années où nous prenons part à des courses de ce niveau aussi tôt dans l’année, et ça les aide à progresser. »

Il cite en exemple Liège-Bastogne-Liège U23 le weekend dernier ; malgré quelques erreurs tactiques de la part de l’équipe au début de la course, l’athlète le mieux placé du CMC, Barnabás Peák (Hongrie) était en lice pour finir dans les 10 premiers à 7 km de l’arrivée. Il a  malheureusement perdu du temps à cause d’une chute et a terminé 37e. Leur entraîneur explique:

« Plus le niveau est élevé, plus chaque erreur, même infime, coûte cher. Nous essayons de les faire réfléchir pendant une course. Nous envisageons de nombreux scénarios différents avant la course, mais c’est à eux de reconnaître les situations et de réagir en conséquence ».

« Nous essayons de faire en sorte qu’ils se comprennent tous, ce qui n’est pas aisé à cause de la barrière de la langue. Mais ça commence à aller mieux. »

Les hommes ont eu de la réussite et sont montés sur le podium dans des courses plus proches de « chez eux », comme la victoire du Panaméen Franklin Archibold sur le Grand Prix Mobiliar de Suisse le 2 avril.

Les hommes ont un programme chargé sur les prochaines semaines, se rendant successivement au Tour de Bretagne en France (25 avril–1er mai), à la Vuelta Bidasoa en Espagne (9–12 mai), puis À travers les hauts de France (18–20 mai) et Paris-Roubaix U23 (27 mai). Le Tour de l’Avenir (17–26 août), dernier événement de la Coupe des Nations U23 UCI, sera l’objectif principal avant les Championnats du Monde Route UCI en septembre.

Frédéric Magné, Directeur du CMC UCI, a expliqué que le but des stages d’entraînement du centre était de faire découvrir aux stagiaires des courses de haut niveau.

« Ces athlètes font partie des meilleurs de leurs pays, et notre but est de leur faire passer un palier. Rouler dans un peloton de coureurs plus expérimentés les oblige à trouver les ressources physiques et mentales. Ils apprennent à lire une course, à penser intelligemment, et à garder leur énergie et leur puissance pour le moment opportun. C’est incroyable de les voir progresser. »

Les stagiaires sur route actuellement pensionnaires du Centre Mondial du Cyclisme UCI viennent de Trinité-et-Tobago, du Paraguay, d’Éthiopie, du Vietnam, de Colombie, du Kazakhstan, de Thaïlande, d’Argentine, du Portugal, du Panama, de Croatie, de Mongolie, de Serbie, de Pologne et de Hongrie.