BMX Freestyle : les ingrédients du parc idéal

sept. 5, 2019, 09:54

Le Flatland est merveilleux : les athlètes n’ont besoin que d'un espace libre et plat, et les voilà dans leur élément, prêts à passer des heures à perfectionner leurs figures.

 

Mais ceux qui cherchent à prendre de la hauteur ont besoin de rampes... qu’ils trouveront généralement dans les parcs de Freestyle, leur terrain d’expression privilégié. Chacune de ces arènes est unique, les possibilités de positionnement des rampes étant infinies. Le dessin global du parc est essentiel pour permettre un enchaînement d’obstacles favorable au spectacle et à l'action.

 

Au plus haut niveau, un parc de BMX Freestyle est construit spécialement pour cette discipline et comprend différents obstacles. Leur agencement permet aux participants de réaliser une suite de figures incluant sauts et transferts entre les obstacles. Chacun fait parler sa créativité pour construire son run. Les concurrents sont ensuite jugés sur la variété et la difficulté de leurs figures, qui dépendent grandement de la nature du parc lui-même.

 

Le meilleur parc n'est pas forcément celui qui a nécessité le plus gros budget : une vraie expertise et une expérience de première main sont cependant indispensables pour élaborer et construire l’infrastructure idéale. Il y a de nombreux obstacles à considérer au moment de construire un bon parc. Voici quelques solutions parmi les plus répandues et efficaces.

 

Jump Box

Il s’agit d’un obstacle que le coureur utilise pour sauter d'un côté à l'autre. En général, la rampe depuis laquelle l'athlète saute présente une pente plus élevée que celle sur laquelle il atterrit, pour faciliter l'opération. Dans un parc pour débutants, la hauteur d'une jump box peut varier de 1,2 à 1,7 mètre, tandis que la distance entre la zone de décollage et celle d'atterrissage va de 2 à 4 mètres. Les jump boxes sont le plus souvent placées en milieu de parcours pour avoir suffisamment de vitesse. Un tube de métal peut être ajouté sur la rampe mais ce n'est pas obligatoire.

 

 

Quarter Pipe

Cette rampe permet d'opérer une rotation tout en réalisant une figure. On peut également débuter un run en haut d'un quarter pipe et prendre de la vitesse pour aller sur une jump box ou un autre obstacle placé en milieu de parcours. Les quarter pipes peuvent être utilisés de différentes manières : dans un angle, pour dessiner un virage ; contre un mur, pour faire un bank-to-wall ; ou l'une contre l'autre, pour créer un écart. Une succession de quarter pipes avec différentes transitions permet de créer des transferts.

 

 

Spine

C’est un obstacle dans lequel deux quarter pipes sont accolées dos à dos, sans grande surface plate au sommet. Les quarter pipes sont séparées par une simple barre métallique (ou un double-barre), ou une petite plateforme. Les parcs présentent la plupart du temps des spines de 1 à 2 mètres de haut. En général, plus la spine est élevée et pentue, plus il est difficile de réaliser des figures.

 

Les autres obstacles fréquents sont les step-ups (avec une rampe de décollage plus basse que la zone d'atterrissage) et les hitching posts (une barre en bois, en ciment ou en métal surélevée pour offrir d'autres possibilités de figures). Les rails peuvent être positionnés dans différents endroits du parc avec une variété de tailles et de formes. Ajoutez-y des virages, des rebords, un renfoncement et un driveway, et votre parc a déjà une belle allure !

 

 

Comme tous les équipements de sports extrêmes, les parcs doivent être pensés et construits pour ne pas présenter un niveau de risque trop élevé pour les riders pour lesquels ils sont conçus. Charge également aux coureurs d'évaluer s'ils ont le niveau pour se lancer en toute sécurité dans un parc, affronter ses obstacles et y réaliser des figures. Et bien sûr il faut s’équiper des protections nécessaires.

 

La surface des parcs est traditionnellement en ciment ou en bois. Ce dernier pardonne généralement davantage en cas de chute et est souvent utilisé en intérieur, tandis que le ciment est plus approprié aux conditions extérieures et notamment à l'épreuve du climat.

 

En l'absence de parcs dédiés exclusivement au BMX, il s'agit souvent aussi de partager les installations avec des pratiquants de skateboard, de roller ou de toute autre personne désirant s’amuser et perfectionner ses figures.