Les bonnes raisons de s’intéresser à la Coupe du Monde Mountain Bike Eliminator UCI

mars 20, 2019, 14:04

La Coupe du Monde Mountain Bike Eliminator UCI powered by citymountainbike.com ne ressemble en fait à aucune autre. L’Eliminator (XCE) a été comparé à beaucoup d’autres spécialités telles que le four-cross (4X), le cross-country (XC), le BMX et même le cricket Twenty20 ou le snowboard olympique. Mais pour les spectateurs, c’est une discipline cycliste qui revêt un charme unique en son genre. Avant la première manche, prévue à Barcelone le samedi 23 mars, nous répondons à quelques FAQs dans notre guide introductif de votre nouvelle compétition préférée.

 

Qu’est-ce que le XCE ?

Le cross-country Eliminator est explosif. C’est une épreuve de mountain bike au coude à coude, par manches, sur des parcours techniques et courts. La Coupe du Monde Mountain Bike Eliminator UCI intègre ce format de compétitions sur des tracés urbains pour un maximum d’impact et d’excitation !

Le XCE est une forme de cross-country qui doit autant à son aspect technique qu’aux longs parcours qu’évoque le XC. Mais le « E » – pour « élimination » – est l’élément spécifique qui met la pression sur les athlètes et maintient élevé le taux d’adrénaline des fans.

Chaque manche – disputée par quatre coureurs – est éliminatoire : les deux plus rapides se qualifient pour le tour suivant, tandis que les deux autres sont éliminés. La compétition se poursuit jusqu’à ce qu’il ne reste plus que quatre coureurs en lice pour les médailles.

 

Comment le comparer avec les autres disciplines du cyclisme ?

Le XCE est disputé sur des parcours variant de 500 à 1’000 mètres de long, présentant un mélange d’obstacles naturels et artificiels, de montées et de descentes, de virages et de lignes droites à avaler au sprint. Les coureurs sont confrontés à des surfaces très diverses : herbe, pavés, pierres, macadam, gravier, sable, poussière… chaque parcours de Coupe du Monde est différent.

La compétition ne requiert pas seulement de la puissance, mais aussi une gamme de compétences qui combinent stratégie et instinct. Un très haut niveau d’agilité est requis, tout comme la maîtrise d’éléments tactiques tels que l’allure et les choix de trajectoires. Les qualités d’endurance prennent de plus en plus d’importance au fur et à mesure des manches et que la course approche son dénouement.

Les premières qualités requises sont proches de celles des épreuves de cross-country traditionnel, d’où provient la majorité des athlètes de XCE. Cependant, les athlètes de XCE s’appuient aussi sur la précision technique du trial, empruntent à la mentalité des spécialistes du BMX et font appel au self-control des sprinteurs sur piste. Le XCE est d’ailleurs parfois surnommé « Sprint » XC.

Des points sont attribués dans chacune des huit manches de la Coupe du Monde : 60 pour la première place, 40 pour la deuxième, 30 pour la troisième, et ainsi de suite jusqu’à un point pour la seizième. Le coureur qui totalise le plus de points porte le maillot de leader de la Coupe du Monde UCI.

 

Quoi de neuf dans la Coupe du Monde XCE ?

Le XCE en soi n’est pas nouveau. Il existe depuis un certain nombre d’années. Le format a cependant évolué vers ce que nous avons pour 2019. Le XCE a fait l’objet d’un test en tant que compétition de Coupe du Monde en 2011 et a été intégré dans la Coupe du Monde Mountain Bike UCI l’année suivante. Après une pause en 2015 et 2016, la spécialité a fait son retour en 2017 avec une Coupe du Monde UCI dédiée, organisée en partenariat avec citymountainbike.com. Depuis lors, elle a adopté un style plus incisif, qui continue d’être peaufiné d’année en année.

Les différentes manches de la Coupe du Monde UCI 2019 sont variées et prometteuses. Les deux premiers sites, en mars et en mai, font leur apparition dans le calendrier de la Coupe du Monde : Barcelone, en Espagne, et la petite ville française de montagne Villard-de-Lans, dans la région Auvergne-Rhône Alpes qui a accueilli les Jeux Olympiques d’hiver de 1968.

En juin, la Coupe du Monde effectuera sa visite annuelle aux Etats-Unis avant de revenir en Europe. Les manches suivantes s’enchaîneront en août en Belgique et aux Pays-Bas, avant de culminer avec deux autres manches consécutives en septembre, en Allemagne et en Autriche.

 

Qui suivre ?

Les grands noms, tant chez les hommes que chez les femmes incluent évidemment les vainqueurs de la Coupe du Monde UCI 2018 : le Néerlandais Jeroen van Eck et la Norvégienne Ingrid Bøe Jacobsen. L’an passé, chacun d’eux l’a emporté en marquant des points sur trois manches, mais les autres vainqueurs et coureurs montés sur les podiums composent une adversité large et très compétitive.

Chez les hommes, il faudra suivre le multiple Champion d’Allemagne Simon Gegenheimer (vainqueur aux Pays-Bas en 2018), qui voudra mieux faire que sa deuxième place au classement général de la Coupe du Monde de l’an passé. Parmi les autres favoris, on trouve les Français Lorenzo Serres (vainqueur en Italie il y a un an) et Titouan Perrin-Ganier (Champion du Monde UCI 2017 et multiple Champion de France). Le Suédois Anton Olstam et le Néerlandais Lehvi Braam comptent tous deux de multiples podiums en Coupe du Monde 2018 et souhaiteront les convertir en victoire. 

Chez les femmes, il faudra suivre la Suédoise Ella Holmegard, deuxième de la Coupe du Monde 2018, la Française Margaux Borrelly, toujours très bonne finisseuse, l’Allemande Clara Brehm et Anna Stray Ronge, la Norvégienne qui a pris la deuxième place de la manche belge l’an dernier.

 

Que se passera-t-il ce week-end ?

La Coupe du Monde UCI 2019 débute ce samedi 23 mars avec la première manche de la série, à Barcelone, en Espagne. Les compétitions se dérouleront dans le parc de Montjuich, théâtre de nombreux événements des Jeux Olympiques 1992. Le parcours – qui comprend des obstacles naturels – sera très technique. Cela promet des courses excitantes pour l’attribution des premiers maillots de leader.

 

Calendrier de la Coupe du Monde Mountain Bike Eliminator UCI :

23 mars – Barcelone, Espagne

31 mai – Villard-de-Lans, France

9 juin – Columbus/Géorgie, USA

15 juin – Volterra, Italie

15 août – Waregem, Belgique

18 août – Valkenswaard, Pays-Bas

15 septembre – Winterberg, Allemagne

20 septembre – Graz, Autriche